Pour qui Internet transforme-t-il notre monde?

Date: le vendredi 13 octobre 2017

Tous les citoyens devraient être en mesure de profiter du monde numérique.

Le sommet de l’inclusion numérique de l’Ontario vise à trouver, comprendre et remplir les lacunes qui empêchent certains citoyens d’accéder et bénéficier du monde numérique

Sommet de l’inclusion numérique de l’Ontario
Rendre la technologie accessible à tous
Le 9 et 10 février 2018
Toronto (Ontario)
Contact: inclusion@ppforum.ca

Nous aimerions rassembler les gens autour de l’idée d’inclusion numérique.

Pendant des décennies, les gens ont espéré qu’Internet transformera la société, l’économie et même les fondements de notre démocratie.

Et ce, alors que certaines personnes souffrant d’arthrite ou de problèmes de mémoire à court terme luttent pour taper ou se souvenir des mots de passe de leurs comptes en ligne.

Cependant que d’autres mettent des heures en bus pour accéder aux ordinateurs publics des centres d’emploi parce que faire une demande est quasi impossible avec le seul appareil qu’ils possèdent, un téléphone.

Et que, enfin, d’aucuns ne comprennent pas le jargon juridique de sites Web gouvernementaux censés les renseigner et qu’ils en concluent qu’ils ne sont pas admissibles à certaines prestations.

Pour qui Internet transforme-t-il notre monde?

La manière dont nous utilisons Internet évolue. Nous en arrivons à un point de maturité où nous prenons pour acquis que « la toile » possède des schémas et des cultures distinctifs, dont certains sont nouveaux et transformationnels. Au fur et à mesure que nous prenons acte que cela peut nous permettre d’élaborer de meilleures interactions et communautés numériques, nous prenons également conscience des limites du monde numérique. Quelles cultures ne sont pas représentées? Qui ne participe pas?

L’« inclusion numérique » renvoie à un but, un processus, un état futur. Aujourd’hui, nous avons des schémas inéquitables d’accès, d’abordabilité, de capacité et de culture numériques. Au fur et à mesure que notre société se branche en ligne, cela signifie que certains citoyens et citoyennes ont moins l’occasion de participer à l’économie, de faire partie de réseaux sociaux ou d’accéder aux services gouvernementaux. Les avantages et les inconvénients sont ressentis de manière inégale dans différents segments de la population.
 
 Il existe également une fracture au niveau de la recherche et de la politique. Il ne suffit pas de savoir que les fractures occasionnées par le numérique sont réelles, mais il faut comprendre dès le départ comment elles influent sur des groupes, des communautés, des régions et des individus de manière à ce que les pouvoirs publics et les parties intéressées puissent s’adapter. Dans un monde où le public scrute les actions gouvernementales à tous les paliers, il importe de décider ensemble quelle responsabilité nous avons collectivement les uns envers les autres — et comment le numérique apporte de nouvelles possibilités et de nouveaux défis en ce qui concerne cette responsabilité.
 
En février 2018, nous accueillons le Sommet de l’inclusion numérique de l’Ontario à Toronto (Ontario). Nous voulons que cet événement serve de moyeu communautaire pour le partage de la recherche et des idées, pour créer des possibilités de collaboration multisectorielle futures et commencer à développer une compréhension commune au sujet des enjeux et des éventuels moyens d’avancer.
 
Le but est de rassembler 200 personnes issues des pouvoirs publics, du secteur privé, des milieux universitaires et à but non lucratif. L’organisation du sommet reflètera ses objectifs, mettant l’accent sur l’inclusivité, notamment par le biais de bourses de participation et d’une sensibilisation ciblée. Nous aimerions que vous nous disiez ce qui, selon vous, rendrait cela possible.

L’inclusion numérique étant un concept collectif qui, selon nous, devrait s’améliorer avec le temps, dites-nous ce sur quoi vous pensez que nos échanges devraient porter. Au départ, toutefois, nous souhaitons recevoir des idées ainsi que des propositions de contenus et de propos pertinents au thème de ce sommet :

● Universités, ONG et sondages

● Un vaste éventail de perspectives sur le monde numérique, ses distorsions et la manière dont il influe sur les gens

● Un échantillon de ce que les pouvoirs publics, la société civile et le secteur privé font actuellement dans ce domaine — le bon, le mauvais, les réussites, les lacunes

● Ce que nous avons appris de la conception intégrée et des études sur l’expérience utilisateur

● Des anecdotes au sujet des obstacles et des défis auxquels les gens font face, des possibilités qui existent et des succès remportés

● Une conversation au sujet de ce que devrait-être notre responsabilité collective les uns envers les autres en prenant soin de relier cette conversation aux possibilités et aux limites du monde numérique


La définition pratique (que nous souhaitons affiner et élargir) de l’inclusion numérique

Qu’est-ce que l’inclusion numérique?

C’est s’assurer que les gens — surtout les membres des groupes marginalisés — puissent, dans leur vie, bénéficier de la technologie numérique. Trois domaines d’action principaux concourent à ce résultat : Accès, adoption et application. L’inclusion exige la combinaison des trois : par exemple, si on n’a pas les moyens d’avoir accès à Internet, ou si les interfaces offertes ne sont pas adaptées aux besoins des usagers, notamment à ceux qui utilisent des lecteurs d’écrans, un apprenant handicapé ne pourra pas bénéficier de possibilités éducatives offertes en ligne.
 
De quoi a l’air l’inclusion :

Disponibilité : Internet à haute vitesse est accessible à tous les membres de la communauté.

Abordabilité : L’accès à Internet et les technologies numériques sont abordables.

Conception intégrée : Les technologies et les services numériques peuvent être utilisés par des gens ayant des habiletés numériques diverses, y compris des personnes handicapées.

Accès public : Les gens qui n’ont pas les moyens d’avoir accès aux technologies numériques peuvent y accéder gratuitement dans des lieux publics.

Nous aimerions vous entendre.

● Si vous désirez en savoir plus, avoir la possibilité de faire part de vos opinions ou encore devenir un commanditaire ou un bénévole au sommet, faites-nous le savoir : inclusion@ppforum.ca.

● Vous pouvez également visiter et partager avec d’autres le site Web du sommet et vous inscrire comme destinataire de nos mises à jour (rares, attentionnées).

Meghan Hellstern, Kent Aitken et Claude Lauzière

Au nom de l’équipe du sommet et de nos partenaires au sein du gouvernement de l’Ontario et du Forum des politiques publiques

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