Le Canada et l’OCDE : 50 ans d'intérêts convergents

Quand : Jeudi 2 Juin 2011, 18h00 - Vendredi 3 Juin 2011, 16h00

Endroit : Ottawa, Ontario

 

Fin 2010, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a commencé à commémorer son 50e anniversaire. L’OCDE réunit les gouvernements de divers pays qui souscrivent aux principes de la démocratie et de l’économie de marché, dans le but de soutenir la croissance économique durable, de stimuler l’emploi, d’augmenter le niveau de vie, de maintenir la stabilité financière, d’aider au développement économique des autres pays et de contribuer à la croissance du commerce mondial.

 

Pour visionner le rapport, veuillez cliquer-ici. (anglais seulement)

 

Interventions d’Angel Gurria, secrétaire général

Dans son allocution le soir du 2 juin et dans son mot d’ouverture le lendemain, le secrétaire général a évoqué le leadership du Canada dans la création de l’OCDE. Le Canada, a-t-il dit, est un modèle à bien des titres pour les autres nations membres et pour les économies en développement dans des domaines comme les politiques économiques, l’affranchissement de l’impôt et la qualité de vie en général. Notant que le Canada s’est remarquablement bien tiré de la récession, le secrétaire général a parlé de plusieurs domaines dans lesquelles le Canada  et l’OCDE doivent continuer à travailler ensemble sur des politiques, en particulier en ce qui concerne la concurrence, la productivité et l’innovation. 

Remarques d’Angel Gurria – 2 juin (en anglais seulement)

Remarques d’Angel Gurria – 3 juin (en anglais seulement)
 
Séance plénière d’ouverture

Plantant le décor pour une journée de débats et de dialogues, les participants ont discuté de la relation entre l’OCDE et le Canada à la lumière de la situation économique nationale et internationale. Ils ont souligné l’importance des politiques en matière de concurrence et de commerce, ainsi que de croissance économique à long terme, pour  rehausser les faibles niveaux de productivité du Canada alors que la population évolue et vieillit. Au centre des discussions, il y avait l’importance de l’innovation pour relever les défis stratégiques actuels dans une économie internationale fortement mondialisée.

Remarques de Barbara Stymiest (en anglais seulement)

L’innovation pour la croissance

Dans le cadre de cette séance consacrée à la Stratégie de l’OCDE pour l’innovation de 2010 et au contexte canadien, les participants se sont penchés sur des modèles d’innovation et sur leur potentiel en termes de croissance. Ils ont insisté sur le fait que le modèle du 21e siècle pour l’innovation est centré sur les gens. La croissance et la prospérité dépend plus de facteurs d’attraction que d’impulsion; les flux multidirectionnels d’idées et de connaissances, les engagements non-linéaires et la collaboration multisectorielle sont absolument essentiels dans un monde où le numérique et les interconnections sont primordiaux. Les grands défis, dans le contexte canadien actuel, comprennent les droits de propriété intellectuelle, les lois sur le droit d’auteur, les marques de commerce, le peu de R&D et les marchés du capital risque, insuffisamment développés.

Exposé de Chad Gaffield (en anglais seulement)

Politiques en matière d’éducation, de compétences et de main d’œuvre pour la croissance

Des spécialistes de l’éducation et des ressources se sont penchés sur la situation sociale et économique en ce qui concerne l’éducation et le marché du travail au Canada. Des investissements accrus et un meilleur taux de maintien à l’emploi par le biais de politiques favorisant la formation, un renforcement plus efficace des compétences et une meilleure utilisation de ces dernières, l’éducation permanente et le prolongement de la vie active ont été cités comme étant des éléments critiques dans un contexte canadien caractérisé par la surqualification, le vieillissement de la population et une faible productivité. Les participants se sont entendus pour dire que des approches intégrées et novatrices s’imposent pour l’éducation et pour une main d’œuvre concurrentielle, avec des partenariats plus intelligents, la participation des employeurs à l’élaboration des politiques et une collaboration intergouvernementale et interministérielle.

Présentation de Mark Keese (en anglais seulement)

Discours thème

L’économie mondiale évolue sous l’effet des économies émergentes, soutenant la reprise financière, et le défi pour la coopération internationale consiste à parvenir à une certaine harmonie en profitant des occasions qui se présentent. Le Canada doit s’adapter à ces changements et être prêt à aider à élaborer et mettre en place des mécanismes plus efficaces pour la coopération internationale dans des domaines stratégiques clés. Lisez le discours thème de Kevin Lynch et son éditorial dans le Globe and Mail (ci-dessous) sur le rôle et l’évolution de l’OCDE dans un contexte de profonds changements mondiaux.

Remarques de Kevin Lynch (en anglais seulement)

Éditorial de Kevin Lynch (en anglais seulement)

Croissance mondiale : Mondialisation, engagement des économies émergentes et la nouvelle architecture internationale

Les participants ont discuté du rôle et de la capacité de l’OCDE en matière de développement et de coopération internationales, à la lumière du remodelage de l’architecture internationale par la montée des économies émergentes. Ils ont abordé les questions de l’expansion économique et la sécurité régionale, la concurrence et les investissements directs étrangers et les ressources et les prix pour stabiliser la corruption. L’OCDE doit parvenir à attirer plus de membres tout en veillant à ce que ses standards soient maintenus, sans être affaiblis. Les participants ont cependant noté que l’union fait la force et qu’il était possible d’avoir diverses perspectives, solutions et recommandations, au sein de l’OCDE, en ce qui concerne les défis mondiaux les plus pressants.

La croissance verte

Avec pour toile de fond la Stratégie de croissance verte récemment annoncée par l’OCDE, on a demandé à des spécialistes d’imaginer de nouveaux schémas d’innovation dans un dialogue franc et ouvert sur les avantages et les inconvénients de l’écologisation des économies. On s’entend dans l’ensemble pour reconnaître que l’écologie est un important moteur de l’économie et que ce sont les marchés qui doivent donner l’impulsion pour les changements. Améliorer la gestion des ressources, réformer les structures de réglementation et investir dans des initiatives de réduction des émissions sont au nombre des politiques envisageables pour augmenter la productivité et réduire les frais associés à l’écologisation. Les participants ont insisté sur la nécessité d’une collaboration entre les secteurs privé et public pour pouvoir surmonter les défis associés à l’entrée sur le marché des technologies propres et  maximiser le potentiel considérable du Canada en matière d’exportations.

Exposé de Simon Upton (en anglais seulement)

Exposé de David McLaughlin (en anglais seulement)

Exposé de Sailesh Thaker (en anglais seulement)

Table ronde des économistes

Les éléments micro- et macro-économiques de la situation actuelle de l’économie canadienne étaient le sujet de la table ronde de clôture et les participants ont analysé les thèmes récurrents de la journée : la productivité, la concurrence, l’innovation et l’évolution démographique. Le problème de productivité du Canada, qui est apparu malgré la relative stabilité au niveau macro et des politiques fiscales solides, est difficile à expliquer et, dans leurs efforts pour ce faire, les participants ont souligné l’importance d’étudier les facteurs micro-économique. Les recommandations de l’OCDE d’investir et d’innover dans le domaine de la productivité n’ont pas eu les résultats bénéfiques escomptés et, de l’avis des participants, le Canada devrait se concentrer sur l’accroissement de la productivité par le biais de politiques économiques soutenues par des ressources humaines et financières et par l’innovation.

Étaient au nombre des conférenciers :

Son Excellence Angel Gurria, secrétaire général, OCDE
L’honorable Donald Johnston, ancien secrétaire général, OCDE
Barbara Stymiest, chef de groupe, stratégie, trésorerie et services ministériels, RBC
L’honorable Kevin Lynch, vice-président, BMO Groupe financier
L’honorable Michael Wilson, ancien ambassadeur aux États-Unis
Simon Upton, directeur, Direction de l’environnement de l’OCDE
Alistair Nolan, économiste principal, Division des politiques structurelles, OCDE
Keray Henke, sous-ministre, Ministère de l’Éducation de l’Alberta
Mark Keese, Chef de l'Analyse de l'emploi de l'OCDE et de la Division des politiques
Joseph Caron, Institute of Asian Research, UBC, ancien ambassadeur en Chine
Jack Mintz, professeur de politiques publiques, Université de Calgary
John Helliwell, co-directeur du programme Interactions sociales, identité et mieux-être du programme de l'Institut canadien de recherches avancées
Robert Ford, Directeur adjoint de la Direction des études par pays, OCDE
Michael Horgan, sous-ministre, Finances Canada
Ian Shugart, sous-ministre, Ressources humaines et Développement des compétences Canada
Chad Gaffield, directeur en chef, Conseil de recherches en sciences humaines
Amit Chakma, président et vice-chancelier, Université de Western Ontario
John Davies, chef, Section des politiques sur la concurrence, OCDE
Don Drummond, Fellow Matthews et chercheur invité, Université Queen's
Huguette Labelle, chancelière, Université d’Ottawa
Paul-Henri Lapointe, ancien ambassadeur du Canada à l’OCDE
Judith Larocque, ambassadrice et représentante permanente du Canada à l’OCDE
Velma McColl, partenaire, Earnscliffe Strategy Group
David McLaughlin, président-directeur général, Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie
Nobina Robinson, présidente-directrice générale, Polytechnics Canada
Sailesh Thaker, vice-président, Technologies du développement durable Canada

 

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