L’Amélioration du milieu des affaires au Canada

Quand : Mardi 19 Mai 2015, 16h00

Endroit : Ottawa

Le 19 mai, le Forum des politiques publiques a organisé à Ottawa un débat sur les politiques portant sur l’Amélioration du milieu des affaires au Canada. Les points de vue exprimés par les membres de notre panel – Jean-René Halde, Senia Rapisarda, Anthony Williams et Daniel Muzyka – ont mis en lumière les principaux défis économiques du Canada et les actions nécessaires pour s’y attaquer. Les participants ont convenu que pour améliorer la compétitivité du Canada à l’échelle mondiale, il sera nécessaire de prendre des mesures audacieuses dans deux domaines clés : 

  • Créer une vision économique claire pour le Canada : toutes les parties prenantes – les gouvernements, les institutions financières, les investisseurs et les gestionnaires financiers – doivent définir ensemble une vision qui reflètera la manière dont le Canada peut réussir en tant qu’économie fondée sur le savoir. À l’heure actuelle, le fait de se contenter de ce qui nous parait acceptable ne suffira pas à faire du Canada un leader mondial dans un contexte de concurrence internationale, même s’il convient au secteur des ressources naturelles. Avec des ressources limitées et une population active relativement faible, les dirigeants canadiens sont confrontés à des choix difficiles en matière d’investissements. Il peut également s’avérer nécessaire de réévaluer les pratiques établies, en privilégiant l’équité et l’égalité par rapport à la concurrence, par exemple. La définition d’une vision économique claire pour le Canada pourrait aider à surmonter ces problèmes, en posant un cadre qui fixe les objectifs et les ressources nécessaires pour parvenir au succès. Cette vision devrait également prévoir la mise au point de meilleurs outils de gestion et de traitement des données, essentiels pour mesurer la réussite des actions entreprises.
     
  • Encourager le soutien aux jeunes innovateurs : le marché du travail canadien change rapidement. L’intelligence artificielle, la robotique et les technologies de communication et d’information offrent de nouvelles possibilités pour travailler de manière efficace et efficiente. Cependant, ces nouveautés prennent également la place de travailleurs canadiens, notamment des personnes jeunes et peu qualifiées. Dans ce nouvel environnement plus dynamique, les gouvernements, les établissements d’enseignement et les employeurs doivent réfléchir différemment à la façon de donner à la prochaine génération de Canadiens les moyens de réussir. Les écoles devraient par exemple envisager de changer la mentalité à l’égard du risque, de la récompense et de l’échec, afin d’encourager l’expérimentation. En permettant à davantage de jeunes Canadiens d’accéder à des stages internationaux et à des programmes d’alternance travail-étude, on pourrait favoriser des mentalités et des approches commerciales innovantes. Il faudrait aussi créer des conseils dédiés à l’innovation, afin d’aider les entrepreneurs à mieux cerner les possibilités de financement et de mentorat. À l’heure actuelle, les entrepreneurs doivent parfois suivre des démarches complexes; il existe là une occasion de rationaliser les mesures de soutien, afin de faciliter les transitions d’une phase à une autre.

Au fil de la discussion, les participants se sont également entendus sur deux principes essentiels : la réussite devrait être plus largement reconnue et l’échec, considéré comme un revers compréhensible et acceptable sur la voie du succès. 

Lors de cet événement spécial, nous avons également eu l’occasion de rendre hommage à Jean-René Halde, qui quitte ses fonctions de président et chef de la direction de Banque de développement du Canada après 10 années de leadership remarquable. Le président du conseil d’administration de BDC, Samuel Duboc, et la sous-ministre déléguée d’Industrie Canada, Kelly Gillis, ont chaleureusement témoigné de leur reconnaissance envers Monsieur Halde.