Conversations avec des leaders canadiens : le Canada, une nation de l’Asie-Pacifique

Ce que nous avons entendu

Autrefois, le Canada se concentrait principalement sur la coopération avec les États-Unis et l’Europe mais les leaders canadiens sont optimistes au sujet des relations Canada-Asie au vu des progrès récents et de l’intérêt croissant des différents secteurs. Beaucoup des leaders interviewés ont établi avec la région Asie-Pacifique des relations allant d’ententes multilatérales et bilatérales entre gouvernements à des relations d’affaires, en passant par des programmes conjoints de recherche et d’éducation. On trouvera ci-dessous certains des principaux points qui ont émergé de nos entrevues et de nos discussions sur le Canada en tant que nation de l’Asie-Pacifique, notre rôle dans la région et les perceptions quant à la coopération entre le Canada et l’Asie.

Le Canada, une nation de l’Asie-Pacifique

  • Si certains leaders du secteur privé préfèrent penser à la région Asie-Pacifique comme à des marchés, les raisons communes pour voir le Canada comme une nation de l’Asie-Pacifique comprennent nos liens géographiques et historiques ainsi que les liens sociaux et culturels forgés par le biais de l’immigration.
  • Sur la toile de fond des changements rapides et de la compétitivité acérée dans la région Asie-Pacifique, plusieurs leaders ont souligné la nécessité de surmonter les attitudes complaisantes et exprimé des inquiétudes quant au manque de conscience publique de l’importance des relations entre le Canada et l’Asie.
  • La plupart des leaders se sont entendus pour dire qu’il était important que tous les Canadiens se voient comme étant connectés à la région Asie-Pacifique et pour souligner la nécessité d’éduquer l’ensemble de la population au sujet de l’impact des tendances économiques et démographiques dans cette région.

Le rôle du Canada dans la région Asie-Pacifique

  • Compte tenu des débouchés économiques dans la région Asie-Pacifique, beaucoup de leaders voient le Canada principalement comme un partenaire commercial dans la région mais le Canada pourrait potentiellement jouer divers rôles dans certaines industries et dans certains pays.
  • La majorité des leaders avaient une perception réaliste des contraintes associées aux moyens financiers et aux capacités  dans l’ensemble des secteurs et ils ont évoqué, en particulier, les défis rencontrés par les petites entreprises.
  • En dépit de la réussite de certaines organisations canadiennes, il continue de manquer au Canada une stratégie bien définie pour la région, les secteurs et les industries continuant de travailler dans l’isolement au lieu d’élaborer une approche coordonnée pour atteindre des objectifs communs.
  • Certains leaders ont évoqué la nécessité d’équilibrer intérêts économiques et responsabilités sociales et environnementales, d’autres mettant en garde contre l’adoption d’une position morale, préférant se concentrer sur le renforcement des relations de travail.

Coopération entre le Canada et l’Asie

  • Des degrés variables d’ouverture aux possibilités de partenariats et d’investissements canadiens ont été mentionnés, même si l’on a noté la rencontre d’obstacles majeurs en Chine.
  • Outre les partenariats dans le secteur des ressources, l’éducation est un autre domaine qui bénéficie de nouvelles coopérations mais le Canada continue d’être à la traîne par rapport aux autres pays exportateurs d’éducation.
  • Trouvant gênant le contrôle potentiel de l’industrie par des gouvernements étrangers, certains ont émis des réserves au sujet des investissements asiatiques au Canada, en particulier les investissements par des entreprises d’État chinoises.
  • Outre le climat de concurrence féroce qui règne en Asie, les leaders ont été nombreux à se dire inquiets de pratiques de gouvernance et de réglementation qui semblent incompatibles avec les normes et les valeurs canadiennes.
  • • S’ils étaient d’avis que le Canada devrait être ouvert à des investissements de toutes les régions, la majorité des leaders ont insisté sur la nécessité de veiller à la réciprocité.